Une nouvelle étude publiée dans The Lancet alerte sur les graves conséquences des aliments ultra-transformés (AUT) pour la santé publique mondiale. Ces aliments représentent désormais près de la moitié de l'alimentation des ménages dans les pays à revenu élevé. Les auteurs soulignent que la forte consommation d'AUT est associée à diverses maladies chroniques et appellent à des mesures politiques pour enrayer la hausse de leur production et de leur consommation.
De nouvelles recherches publiées dans The Lancet avertit que les aliments ultra-transformés (AUT) infligent des dommages généralisés et croissants à la santé publique mondiale.
La série très diversifiée publié Une étude publiée dans The Lancet révèle que les aliments ultra-transformés — conçus à partir d'ingrédients de base bon marché et chargés d'additifs — représentent désormais environ la moitié de la consommation alimentaire des ménages dans les pays à revenu élevé et leur nombre augmente rapidement ailleurs.
Selon les journaux résumé Dans le résumé publié dans The Lancet, une forte consommation d'aliments ultra-transformés est associée à des taux plus élevés de maladies cardiovasculaires, de diabète, de divers cancers, d'inflammation systémique et de perturbations hormonales. Cette série met également en lumière des données émergentes liant les aliments ultra-transformés à des altérations du microbiome, à la dépression et à l'anxiété.
Des chercheurs signalent que les aliments ultra-transformés (AUT) supplantent les aliments traditionnels riches en nutriments, ce qui nuit à la qualité de l'alimentation et accélère l'érosion culturelle et agricole. Les consommateurs sont de plus en plus exposés à un excès de sodium, de sucres ajoutés, de graisses raffinées et d'additifs cosmétiques qui affectent le métabolisme, la satiété et la santé intestinale.
La série souligne que le danger ne provient pas des produits individuels, mais des habitudes alimentaires dominées par les aliments ultra-transformés. Lorsque ces aliments remplacent les aliments entiers ou peu transformés, leurs additifs et leurs structures alimentaires modifiées interagissent de manière à accélérer le métabolisme et… risques inflammatoires.
La commercialisation des aliments ultra-transformés renforce également les comportements alimentaires addictifs par le biais de leur hyperpalatabilité et de mécanismes de récompense, affectant aussi bien les enfants que les adultes.
Les auteurs soulignent également que les chaînes d'approvisionnement industrielles en plastique ultra-résistant reposent sur des systèmes fortement consommateurs d'énergies fossiles, contribuant ainsi à la dégradation de l'environnement. L'agriculture de monoculture, le transport longue distance et l'omniprésence des emballages plastiques constituent un modèle non durable, étroitement lié à l'aggravation des changements climatiques.
Ces conclusions s'appuient sur plus de 100 études prospectives, méta-analyses, essais randomisés et recherches mécanistiques. Les enquêtes alimentaires nationales et les bases de données d'achat montrent comment les aliments ultra-transformés supplantent progressivement les aliments plus sains. Les essais d'alimentation contrôlée, bien que moins nombreux, démontrent que la transformation elle-même modifie l'appétit, le métabolisme et l'apport énergétique. Les travaux mécanistiques menés chez l'homme et l'animal identifient des voies impliquant la perturbation du microbiote, l'inflammation, l'altération des signaux de satiété et une absorption rapide des nutriments.
Les données relatives au marketing, au pouvoir des entreprises et à l'évolution du contexte alimentaire permettent d'expliquer l'essor rapide des aliments ultra-transformés. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, ils représentent désormais plus de la moitié de l'apport calorique quotidien. En Espagne, leur consommation est passée de 11 % à 32 % au cours des dernières décennies, et des tendances similaires sont observées dans de nombreux pays.
La revue The Lancet explique le passage mondial aux aliments ultra-transformés par trois hypothèses principales : ils remplacent les régimes alimentaires traditionnels, dégradent la qualité globale de l’alimentation et sont systématiquement associés à des risques accrus de maladies chroniques majeures.
La série soutient que les aliments ultra-transformés sont désormais un facteur central des maladies liées à l'alimentation dans le monde entier — un thème approfondi dans des articles connexes sur interventions politiques et santé publique réponses.
Dans le document axé sur les politiques publiques, "Pour enrayer et inverser la hausse de la production, de la commercialisation et de la consommation d'aliments ultra-transformés, les chercheurs préconisent de réorienter les subventions, d'interdire le marketing ciblant les enfants, de limiter les stratégies promotionnelles et de réformer les circuits de distribution et les systèmes d'étiquetage. Ils exhortent les gouvernements et les organismes internationaux à collaborer pour faire des régimes alimentaires sains la norme.
"Le rapport « Vers une action mondiale concertée contre les aliments ultra-transformés » met en lumière les déterminants commerciaux de l’alimentation, soulignant qu’une poignée de multinationales façonnent les habitudes de consommation alimentaire à l’échelle mondiale. Grâce à leur puissance marketing, leur influence réglementaire et leur poids politique, ces entreprises renforcent la domination mondiale des aliments ultra-transformés. Les auteurs appellent à une réforme de la politique de la concurrence, à de nouvelles structures de gouvernance et à un contrôle transparent des stratégies des entreprises.
Cette série souligne également que les aliments ultra-transformés (AUT) exacerbent les inégalités socio-économiques. Leur consommation est la plus élevée dans les ménages en difficulté financière, où les produits transformés bon marché remplacent souvent des alternatives plus saines. Sans garanties solides, les efforts visant à réduire la consommation d'AUT pourraient aggraver l'insécurité alimentaire ou accroître le travail domestique non rémunéré, en particulier pour les femmes. L'équité, affirment les chercheurs, doit guider toute transition.
Les auteurs concluent en appelant à un mouvement mondial coordonné qui renforce la société civile, aide les pays à faible revenu à résister à l'ingérence des entreprises et veille à ce que l'équité en matière de santé reste au cœur de la transformation du système alimentaire.
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